• Je ne serai pas trop bavard dans ce compte rendu.Mais sachez que ce que j'ai vécu et absolument énorme.Sur le plan sportif et humain.
    Depuis seulement 2 années triathlète je me lance dans le projet de faire Embrun.Depuis 6 mois mon programme de préparation transmit par olivier,je le réalise a mon rythme et sans problème physique.Arrive les 2 dernière semaine. Le gros du travail est fait et la dernière sortie avec oliv pascal et seb est pleine d'espoir(merci les gars).

    Dernière semaine et arrivée sur Embrun.La pression est là.Première rencontre avec olivier,juste avant je croise Pascal déjà au tackée.retrait du dossard.Mercredi reco+dépot du vélo au parc,afin de trouver un repert dans le parc nous sommes sous le 2 panneau de basket(je suis nul sous la raquette mai s énorme a mis distance).puis causerie sur la plage avant le brieffing.Puis a demain.

    Levé 3h30  sms d'oliv a 3h45 debout.déjeuné puis en route vers le départ.Il fait encore nuit et frais.J'arrive  le 1er MASTRIA au parc.je vous passe la prépa direction le ligne 1500 sur a peu prés 20 mètres,et hop c parti pour 3kms830 relativement bien mais un peu long,entre la bagarre et les algues tout va bien.Je sors et on me pousse je tombe une crampe je tends la jambe e elle passe rien de grave.Le long du parc Mickael et là(sympa).transition et je pars en vélo,et hop une bosse pas très long 13 bornes irrégulière avec un dèrnier passage a 22%.Ouf un peu de plat et de descente.Kilo 62 crevaison,je répare sans souciset en profitepour faire un petit besoin,il est 10h35.Une moto s'arrête a ma hauteur,dépéchez vous il faut être a 13h en haut(a bon).Je redémarre je cogite pendant encore 20 borne et la,je décide et vois que ça va pas le faire(voiture balai terminée).Je suis le premier dans celle ci.Ensuite s'enchaîne la ramasse de triathlète qui je vous promets on aucune chance de gravir  L'IZOARD.Mais certains préfère aller au bout de leurs force et avoir recours au secours et finir dans des états pitoyable. Retour au parc vélo vers 16h.Je croise Anne qui débute son marathon.Puis  je passe et vois que les vélos de mes 3 collègues sont là.donc eux ils sont sur le marathon.je retrouve les supporters Sam family et Mic family la famille d,oliv puis Manu Rousseau,elle me passe le mot Régis est avec Pascal qui vient d'abandonner(merde).Je pars a leurs rencontre,je croise juste Régis Mahé qui discute un peu avec moi et me dit ou se trouve Pascal.En faite c lui qui me retrouve,puis nous passons la fin de l'après midi aux encouragements des MASTRIAS et autres concurents.Olivier arrive il es trés marqué et fatigué nous passons un moment avec lui puis  seb arrive fatigué mais bien.

    Mon bilan malgré le si peu que j'ai fais,le soir je me suis retrouvé fatigué,pendant ma course je n'ai pas eu mal aux jambes mais je n'ai jamais eu de bonnes sensations non plus.Embrun est une course difficile.

    Merci les gars j'ai vécu des supers moments.
    Merci les filles aussi.

    a+
    Stéphane


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  • Damnation je vais être obligé d'y aller aussi d'un petit CR:

    je suis arrivé sur place la veille de la course et j'ai effectué une reco vélo du début de parcours un peu trop longue et rythmée, mais bon on verra bien... je suis fatigué et j'ai très mal aux jambes , ça sent la perf ou la grosse claque!
    pas de stress, pas d'excitation, pas de grosse motivation non plus, je reste à l'ombre pendant le briefing car j'ai mal au crâne. Le soir venu on mange chez Olivier avec Seb et on squatte son salon, atmosphère détendue, petite nuit puis on y va .
    Avant le départ je ne suis pas confiant, je décide de nager sans fournir d'effort mais c'est pas si simple, les coups pleuvent, je bois la tasse et encore la tasse et on zigzague pas mal dans le lac, très vite j'ai mal au ventre et j'attends la fin des hostilités nautiques pour filer aux toilettes, cette fois c'est sûr ça part pour une bonne galère!
    je choisis donc de ne pas rouler, je mets tout à gauche et je bois régulièrement même si je n'ai pas soif, je gère les montées,
    je prends un peu le prolongateur jusqu'à Guillestre, le ventre se calme un peu, il fait chaud, en route pour l'Izoard! 10km de rêve, je monte petit mais je double des gars jusqu'à Brunissard, il reste 5 km d'ascension et il me semble que je m'endors, je mets pied à terre pour une pause pipi et la terre se met à tourner, le coeur bat à fond, pas bon...
    je repars mais je dois mettre pied à terre à chaque km pour récupérer, ça sent vraiment le coup de pompe.la descente permet de récupérer mais dans Pallon bis repetita, je mets pied à terre dès que je trouve un peu d'ombre...c'est mort!
    je ne bois plus car ça passe plus, je finis au courage mais je suis chloroformé puis j'arrive à Embrun, la montée vers la ville se passe pas trop mal mais au pied de Chalvet je panique un peu: je vais pas y arriver, j'attaque l'ascension mais je m'arrête souvent, les spectateurs m'exhortent à continuer et ils me poussent et me relancent mais je zigzague dangereusement, je me pose contre un talus et je ferme un peu les yeux, je sais qu'il n'y aura pas de miracle cette fois, j'enlève mon pied de ma chaussure car il gonfle et la douleur est trop forte,les abdos et les cuisses me brûlent, tout part en vrille et encore un kilo à monter,je finis dans un état second et la descente me fait mal aux bras, je sais qu'un marathon maintenant serait illusoire et dangereux, j'arrive à T2 où Marcel Zamora me tend les bras, tout heureux de sa victoire! je reste à récupérer sur ma chaise jusqu'à ce qu'une bénévole me pousse à partir, alors pour être enfin tranquille je fais 300m de marche pour trouver un arbitre et lui donner mon dossard! YES, enfin c'est fini, je peux enfin me détendre et profiter du beau temps et du site,
    maintenant retour au parc à vélo pour se mettre en tenue civile, j'aperçois les vélos des 3 mastriates donc je vais boire 2 bières et je pars sur le circuit pour les encourager, mais assez vite je croise Stéphane , ça me fout les boules pour lui, vraiment dure cette épreuve. Fouliquen finit par débouler mais il a le regard des mauvais jours, puis Seb fatigué mais heureux, suivront des minutes étranges d'aller-retour au buffet avec Steph, Oliv et Seb où on finit toujours pas reprendre une mousse, j'ai jamais autant bu après une course...
    après 4 jours de retour dont un mariage et pas une nuit dans un lit je me sens très fatigué et pas trop déçu car ça fait déjà 2 ans que je finis dans le très dur et il fallait que ça craque, l'Ironman c'est pas du CD et en voulant banaliser le truc j ai perdu la motivation extrême qu'il faut avoir, moins motivé et plus fatigué ça devient vraiment très compliqué, pour la première fois je n'avais pas la plus petite émotion et je suis parti comme si c'était un travail à faire et ça s'est avéré impossible, il m'aurait fallu Iban à ma poursuite pour aller au bout peut-être, maintenant il faut réfléchir à la suite!
    Sinon , bravo aux 2 finishers et merci à leurs familles pour leur accueil , et un mot pour Stéphane: si tu y retournes un jour tout ce que tu as vu cette année te servira et te permettra d'aller plus loin de manière plus sereine, de toute façon c'est toujours une aventure qu'elle se termine bien ou pas, l'important c'est d'en ressortir indemne!


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  • L’EMBRUNMAN vécu par Seb

    J-3 : Tout commence lors du retrait des dossards où la pression commence à monter. Beaucoup de déballage de matériel, certains s’observent… Bref comme dirait Pascal, c’est le jour des « champions de la veille » !

    J-1, petite reconnaissance du parcours à vélo le matin avec Olivier et Stéphane avec la montée partielle de la route des Puys. Comme promis ça monte ! L’après-midi c’est le moment de déposer les vélos dans le parc et de prendre véritablement la mesure de l’évènement. 15OO vélos, c’est très impressionnant et on se dit que pour la natation cela risque de frotter un peu… mais on verra bien demain. Vient l’heure du briefing sous une chaleur écrasante où toutes les consignes sont données. Nous trainons sur la plage jusqu’à 19H30 et il est ensuite temps de regagner l’appartement d’Olivier où je suis hébergé avec Pascal. Seul problème, il y a 4 bons km à pied pour y aller et je ne tiens pas à laisser toutes mes forces la veille. Là encore pas d’inquiétude, Olivier est rassurant et nous dit « c’est bon de se dégourdir les jambes la veille… »

    Fin de soirée à 23h et lever  à …….

    Jour J : 3h du matin : petit déjeuner énergétique et j’avoue que j’ai un peu la boule au ventre mais ça passe, j’arrive à manger.

    4h45 : Nous arrivons dans le parc. Vérif du matos, installation, bref le temps passe très vite et l’atmosphère est tendue. Tout le monde est affuté et ça risque de jouer des coudes au départ !

    5h55 : Nous sommes tous derrière la ligne, derniers encouragements, musique à bloc, speaker super chaud, l’émotion m’envahit un peu car en plus il fait nuit et des milliers de spectateurs sont déjà présents sur le site.

    6h00 : PAN, c’est parti. Je me suis mis sur le côté et même si je ne vois pas grand-chose je nage à bloc jusqu’à la 1ere bouée, ça frotte un peu (les coupures sur la combi le confirment) mais cela passe bien quand même. Je trouve ensuite une nage régulière, fais les intérieurs et je prends du plaisir à nager. Le 2e tour se fait sans encombre et je sors de l’eau dans les temps fixés.

    Transition 1 : les mayennais sont déjà sur le bord du parc pour nous encourager, ça file un coup de boost mais la route est encore longue.

    Vélo : Ma principale inquiétude était d’avoir des ennuis mécaniques ou physiques. Comme reconnu la veille, ça monte dès le départ et les spectateurs déjà nombreux sur le bord nous encouragent. Je suis frais mais je ne veux pas me laisser prendre au jeu et monte à mon rythme (merci les copains pour le conseil…) Beaucoup me doublent mais on se reverra peut-être plus tard. 

    Du haut de la route des Puys je profite pour regarder le lever de soleil sur le lac et c’est magnifique. Mais bon, pas le temps de faire du tourisme car il reste encore plus de 170 km à faire…

    Je croise nos supporters mayennais et trouve ma vitesse de croisière pour le retour sur Embrun au bout de 40km et c’est parti nous nous éloignons du site et partons sur les petites routes pour prendre la direction de l’IZOARD. La vallée du Guill est « relativement » roulante mais la chaleur est déjà présente, attention de bien boire ! Finie la vallée, je tourne à gauche et c’est parti me voilà dans l’IZOARD et me souviens des conseils (ne pas partir trop vite, tourner les jambes…)

    1h30 d’ascension. Je suis déjà depuis plusieurs km à côté d’un gars et lui dis « Ca grimpe vraiment !  Quel chantier !» J’insiste un peu mais il ne répond pas. Je me dis « Quel c** !»  et puis il me regarde, me fait signe qu’il ne comprend pas et je percute tout juste qu’il est … espagnol ! Là encore je croise Alain T. qui me dit qu’Olivier n’est pas loin et je me dis que j’ai peut-être été un poil vite vu la différence de niveau entre nous 2. L’ascension se déroule pas trop mal sous un soleil de plomb à 7km/h. (On ne rigole pas SVP). J’arrive en haut et trouve mon ravito préparé la veille. Ca fait du bien un peu de réconfort. C’est parti dans la descente où je prends des risques avec des trajectoires au cordeau et fais une pointe à 90 km/h. Je sais également que ma famille et mes amis se trouvent après à la sortie de Briançon et oui……. Je les vois ça fait chaud au cœur mais c’est très rapide, la course reprend ses droits. Direction la côte de PALLON, on m’avait prévenu, c’est pas long (1,9km) mais qu’est-ce-que c’est bon !

    Je ne suis pas déçu, un vrai mur tout droit où l’on voit le sommet dès le pied de l’ascension, un de mes pires souvenirs. Je suis collé à 6km/h avec un soleil de plomb. Heureusement que les spectateurs en masse nous encouragent. Je m’arrose les muscles, bois… et ça finit par passer. Les jambes durcissent un peu et il reste encore des km à faire.

    C’est ensuite le retour sur Embrun avec la route de l’aller que nous empruntons en sens inverse pour le retour. Mais… il reste la dernière difficulté du jour à vélo qui est CHALVET. On m’avait prévenu et là encore pas de déception, c’est conforme aux dires, à savoir : c’est long (8km), très dur, du soleil, des spectateurs. Bref, l’enfer sur terre. Tous les spectateurs te disent que le sommet est à 300m, il y a comme un problème ! Là je souffre physiquement mais tout le monde est dans le même état, c’est plutôt rassurant… Ca y est c’est le ravito en haut et la difficulté est passée. Plus un coup de pédale à donner c’est la descente sur le parc mais attention la descente qui est très dangereuse (nids de poule…). C’est fait, 188km de vélo direction le marathon…  A cet instant, je me dis que j’irai au bout en marchant, en rampant, à 4 pattes bref il n’y a pas moyen que j’abandonne….

    Marathon : On m’avait prévenu, là encore « c’est un chantier » mais je ne m’attendais quand même pas à souffrir autant… C’est parti je trouve ma petite foulée et respecte mes allures en étant à 70%. Ca ne va pas vite mais je cours ! Le repérage de la marche à pied forcée la veille m’a permis d’appréhender la difficulté pour aller dans le centre-ville et je marche pour l’aborder. Le 1er semi-marathon ne  se passe pas trop mal car je ne marche pas beaucoup. Le 2e va être beaucoup plus compliqué… Je marche la moitié du temps, je vomis 3 fois mais heureusement les nombreux supporters mayennais et non-mayennais nous forcent à nous dépasser. Les parties plus roulantes ne le sont pas tant que cela et ne me permettent plus de récupérer mais tout le monde est dans le même état. J’arrive à Barratier avec Patrick qui encourage et ensuite je descends sur Embrun, ça y est je tiens le bon bout. Je retrouve quelques forces et me dis que la fin est proche. Une fois autour du plan d’eau je me dis qu’il faut faire bonne figure et courir jusqu’au bout (3km de l’arrivée). Je fais les derniers km à une vitesse correcte et retrouve les abords du parc. C’est la folie, spectateurs, speakers, amis… c’est la fête. Je savoure cet instant et en avais rêvé plus d’une fois à l’entrainement mais cette fois-ci j’y suis ! Une inquiétude cependant. Est-ce que je vais pouvoir prendre mes enfants au passage pour passer la ligne et…. Oui ils attendaient à 100m de la ligne. Je prends Mathys dans les bras et les filles courent devant moi (un peu vite je l’avoue lol). 14h14mn18s. Passé la ligne, tout s’arrête je perds l’équilibre et Pascal qui m’attendait me propose de ramener les enfants…

    C’est fait, je réalise : « I am an EMBRUNMAN ! »

    Je tiens pour terminer à remercier toute ma famille et mes proches, encore plus particulièrement Sandrine, Mathys, Albane et Zoé pour leur soutien, du fait de l’entraînement intensif ces derniers mois et des sacrifices faits à cet égard, tous les amis qui m’ont soutenus lors de la course, de la préparation et des vacances (caractère pas toujours facile, spéciale dédicace pour la rando d’Arsine), tous les copains d’entraînement pour tous leurs conseils pendant la prépa, Axel et Mona qui nous ont cédé leur lit la veille à Pascal et moi, c’est ça le triathlon pour tous (lol), aux nombreux supporters le long du parcours… en clair à tous ceux qui m’ont soutenu de près ou de loin ! Il y a en vous un peu d’Embrunman et j’espère qu’à travers cet humble récit vous aurez pu un peu le vivre de l’intérieur même s’il faut le faire pour ce rendre compte de la réelle difficulté de cet effort.

    Maintenant place à la récup…

    Seb


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  • J'avais pris beaucoup de plaisir lors de l'épreuve Embrunman 2011.
    Fin 2012 je décide donc de retenter l'aventure. Cette fois ci, nous partirons en famille et profiterons de la montagne les jours précédents l'épreuve.
    Nous sommes finalement 4 triathlètes de Mayenne à vouloir prendre le départ. Seb, Stéphane pour une première expérience du triathlon longue distance et Pascal.
    L'entrainement démarre donc début 2013.Il va falloir se préparer sérieusement car sans préparation inutile d'espérer aller au bout vu les nombreuses difficultés vélo et cap.
    Au final voici mon bilan depuis début janvier:100 Km de natation, 5000 Km de vélo, 1000 Km de course à pied.A noter les conditions peu favorable en ce début d'année pour rouler.
    A noter la grosse délégation Mayennaise cette année. 5 Ernéens et 3 Lavallois prendront également le départ. Nous aurons donc très certainement de nombreux spectateurs sur le Parcours.
    La semaine précédent l'épreuve se déroule merveilleusement bien. Au programme, nombreuses balades en famille à Nevache (près de Briancon) au bord de lac d'Altitude. Seule petite frayeur, de grosses douleurs au chevilles après une sortie hydro speed du au matériel non adapté. Je m'interroge et me dit qu'il va falloir être prudent si je veux prendre le départ dans de bonnes conditions. Je fais également une reconnaissance du circuit vélo. Important pour prendre des repères et accepter qu'il faudra se ménager à vélo pour pouvoir espérer courir.
    La veille de l'Epreuve on se retrouvent tous près du parc pour déposer les vélos. La pression monte un peu face au parc à vélo de 1500 places.Ca change un peu des triathlons du coin.
    Pascal et Seb dorment à l'appartement le veille de la course. Chacun vérifie à plusieurs reprise qu'il a tout ce qu'il faut (combi, lunettes nat, tenue vélo, chaussures, crème solaire, casquette, barres énergétiques....). Ils prendront le lits des enfants même s'ils grognent un peu.
    La nuit est assez courte, le réveil sonne à 3h00. Le jour tend attendu est arrivé, départ prévu à 6h00 et dans le nuit svp. L'ambiance dans le parc à vélo est spéciale, il fait encore nuit et tout le monde parle à voix basse
    Me concernant, l'objectif est d'aller au bout et de prendre un maximum de plaisir. Je suis plutôt confiant mais sais très bien qu'il me sera difficile de réussir le même chronos qu'en 2011 (12H51) car j'avais réalisé une course parfaite.

    Grosse émotion au moment du départ. On s'encourage mutuellement, frappe dans les mains. La journée va être longue et riche en événements et émotions.Et c'est parti. Me concernant, je décide de ne pas partir trop vite et de bien regarder devant afin de me faufiler dès que je trouve un peu de place. Je gère afin de ne pas trop m'essouffler et piocher (il faut en garder).On ne voit rien. De toute façon, il n'y a qu'à suivre les autres.
    Il y a déjà un monde fou à la sortie de l'eau et beaucoup d'applaudissements. Quand je m'apprête à partir à vélo Seb arrive à son emplacement. On s'encourage et c'est partie pour les 188Km de vélo avec un dénivelé positif de 4000m.Ca grimpe dès le départ. Difficile de gérer avec les encouragements. J'en ai la chair de poule.Je reste concentré et surveille le cardio afin de ne pas trop laisser d'énergie dans les premières bosses qui sont une successions de bosses et faux plats sur pratiquement 10Km.Il fait un peu frais. Lors du retour sur Embrun on domine le lac de serre Poncon. La vu est magnifique et j'en profite au maximum. Sortant 250 eme de l'eau, je me fait beaucoup doubler.La suite est une succession de portions roulantes et quelques cotes jusqu'au pied de l'Isoard. J'ai encore du perdre une cinquantaine de place. Ca commence un peu à m'agacer mais je résiste et conserve mon allure de croisière.Et c'est parti pour l'Isoard. Premier changement, je garde ma place. C'est bon pour le moral. Je double même quelques gars certainement trop généreux dans l'effort sur le départ. Alain Tavernier sur le bord de route me donne l'info que Seb est 3 min derrière. On est dans le même rythme. J'imagine Pascal pas très loin non plus.Le sommet de l'Isoard est un peu difficile car il y a beaucoup de véhicules. Les nombreux spectateurs encouragent chaque triathlètes et j'échange régulièrement quelques remerciements.Bref, tout va bien.En haut de l'Isoard (2361 m d'altitude) m'attend mon ravito personnel. J'y récupère mes 2 bidons de boissons énergétique et le gâteau salé préparé par les mains de maitre de Pascal la veille. Après un petite pipi, c'est parti pour le descente. Les sensations sont plutôt bonne et je m'amuse même à faire une petite pointe de vitesse à 65 Km/m. Volontairement je ne regarde pas ma moyenne depuis le départ vélo mais plutôt les puls. FC %max. Et voila qu'en plein effort de petites contractions me chatouilles les quadriceps. Sans tarder, mes 2 jambes son tétanisées par de fortes crampes aux Quadri. Le problème est que je ne peux plus tourner les jambes. Des coureurs me doublent et se demande ce qui se passe. je commence à m'inquiéter car ca ne passe pas et il va bien falloir que je puisse pédaler pour avancer. Les douleurs sont très fortes et les premiers coups de pédales se font à 1 Tr/min. a ce rythme je ne suis pas rendu à Embrun car il reste 70 Km.Finalement les douleurs s'estompent et je reprends prudemment mon rythme. J'appréhende les prochaines bosses.Je ne perds pas trop de place et suis un peu rassuré.enchaîne les difficultés en gardant des forces je gère mon effort entre sensations des jambes, cadence et fréquence cardiaque. Je ne connais toujours pas ma moyenne vélo volontairement.Finalement j'arrive à bien gérer mon vélo. Après une petite frayeur dans la descente de Chalvet me voila au parc. Le Chrono est un peu moins bon qu'en 2011 mais je pense ne pas y avoir laissé plus d'énergie et le vent contraire était très fort sur le retour. J'aperçois Mickael et Samuel avant de rentre au parc. Ca fait énormément plaisir. J'en profite pour me faire masser par 2 jeunes bénévoles à mon emplacement.Au moment ou je change pour la cap un arbitre me rappelle que la nudité est interdite dans le parc. Je prends sur moi pour ne rien dire et sors ma serviette afin d'appliquer le règlement.

    Et c'est partie pour la cap. Comme d'habitude, je suis pris de crampes au quadriceps à la fin du 1er Km. J'arrive à trouver une allure confortable jusqu'au 20eme Km en ne marchant que dans les bosses à fort pourcentage. Contrairement au vélo, je me suis programmer un timer pour vérifier mon allure chaque 10Km.(1er 10km 55', 2eme 57'). Tout va bien et à ce rythme le contrat sera rempli.Au début du 2eme tr en quittant l'air d'arrivée, mon pied heurte une bordure surélevée et tombe. Il y a beaucoup de monde à cet endroit. La peur de blessure et d'abandon me vient rapidement à l'esprit. le genou en sang, je me lève et reprends mon rythme sous les des ovations spectateurs. Il y a une telle ambiance qu'il m'en faut plus pour stopper ma progression. Pourtant, je sens que la foulée de plus en plus rasante et les forces diminuent.Je croise Jérôme et Jean-Jean François de laval (les inséparables), puis Jérôme et Etienne (ernéennes) ainsi que Seb. On s'encourage mutuellement et ca redonne de l'énergie pour la suite. Je commence à me demander ou est Pascal mais personne ne l'a vu. Ca m'inquiète une peu. Pourvu que rien ne soit arrivé. la suite est le début de la fin. Je craque complètement et ne trouve plus l'énergie pour mettre du rythme même sur les portions facile. Il fait très chaud (30°C) et les défaillances sont également nombreuses pour les autres.je me fixe des repères pour avancer. J'en ai marre et ne profite plus du tout de la fête. Il est temps que ca se termine. De fortes émotions me traversent dans l'épuisement et j'en ai les larmes au yeux. Je sais qu'une fois arrivé à Baratier le retour est plus facile et ce sera gagné.Arrivé près du plan d'eau (environ 3km de l'arrivée) j'aperçois Pascal et Stéphane qui m'encourage. Je ne suis pas surpris mais plutôt rassuré qu'il ne leur soit rien arrivé de grave. Emotions très fortes au passage de la ligne d'arrivée avec Sylvie et les enfants. Je passe la ligne très très heureux et ressens beaucoup de bonheur avec une grosse pensée pour ma famille et ceux qui ne sont plus là.

    L'après course est difficile. Je suis totalement épuisé. Pascal et Stéphane viennent me féliciter mais ce n'est pas la grande forme. Aucune envie de rigoler, discuter me ravitailler. Pour une fois, c'est moi qui termine à l'infirmerie sous la couverture de survie. Après un rapide diagnostic des services soignant, rien de grave. Seb est arrivé entre temps et on se retrouve enfin au ravitaillement pour se féliciter et raconter notre course.
    Voilà c'est fait je suis Finisher de l'embrunman 2013 en 13H36 et très heureux d'avoir atteint ce but.

    Au final, Embrun est une course très difficile qui doit être parfaitement préparé.
    Je pense m'être trop reposé sur mon expérience et n'ai pas réalisé les scéances clés pour pouvoir prétendre à un meilleur classement qu'il m'aurait été facile en réalisant un meilleur deuxième semi-marathon.
    Aucune sortie cap supérieure à 1h30 depuis début Juin.
    Aucune sortie supérieure à 4H40 en juillet.
    Je ne suis donc pas trop surpris de ma fin de course. Il n'y a pas de secret l'Embrunman reste une course difficile et sélective.
    Et surtout il n'y a pas que le Triathlon dans la vie......même si on a du mal à se limiter au minimum en terme de préparation. Le Triathète aime ajouter des scéances pour se rassurer.
    Maintenant place à la récupération.

    Merci à mes collègues d'entrainement pour leur dynamisme, ainsi qu'à Pascal, seb, Stéphane pour avoir partager cette épreuves ensemble.
    Merci à Maxime pour la qualité de ses séances natation
    Merci à ma famille pour avoir accepté mes absences lors de la préparation.
    Bravo à Seb pour son premier LD.
    Je compte sur Pascal et Stéphane pour rebondir suite à cette course.
    Bravo à Patrick pour son CD tout plat.
    Bravo à Samuel et Mickael pour leur Sprint.
    Bravo à l'Ernéenne pour leur 2eme place/équipe. Du très haut niveau.
    Merci aux supporters: Famille, Famille Mauny, Sochon, Gauffre, Alain tavernier, les nombreuses familles Mayennaises sur le parcours.

    Pour ceux qui souhaitent tenter l'aventure mais qui n'osent pas, profitez du club pour vous jeter à l'eau. Tous ces efforts consentis...ça en vaut la chandelle.
    Sportivement


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